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Pologne

Chacun porte son bonheur en soi.
Proverbe de Witold Gombrowicz

Au mois de mai dernier, j’ai eu la chance de m’évader quelques jours en Pologne. Un voyage de cinq jours seulement, court certes mais  riche en émotions. 

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Je suis partie le mercredi à 6h45 de Marseille pour atterrir en début de matinée à Varsovie (ouille le réveil à 3h du mat’) et je suis revenue dimanche en début de soirée.

Entre temps, nous avons visité la ville de Cracovie, le tristement célèbre camps d’extermination Auschwitz-Birkenau, une mine de sel et le centre-ville de Varsovie.

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Comme en Croatie, le temps n’a malheureusement pas été au rendez-vous. Le soleil a fait son apparition le dernier jour, nous laissant profiter d’un déjeuner en terrasse. Mais cette fois-ci, j’ai eu un réel coup de coeur pour ce pays. Je ne sais pas si le hasard a fait qu’il tombe au bon moment: j’avais besoin d’une réelle pause dans mon quotidien, un nouveau souffle avant la dernière ligne droite du Master (partiels, rédaction de mémoire) et une bouffée d’air comme des pré-vacances d’été.

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La Pologne est un pays au relief peu varié. Principalement constitué de plateaux, de forêts et quelques collines qui ne dépassent pas 1000 mètres d’altitude.

Nous sommes arrivés à Cracovie, le mercredi en fin de journée. Après une bonne douche, nous avons dîné au restaurant de l’hôtel. Quand je voyage, j’aime découvrir les recettes locales (comme la plupart des personnes, me direz-vous! ). Même si je n’hésite pas à commander et sortir de ma zone de confort, je reste tout de même un peu craintive dans le fond: est ce la soupe de choux rouge et boeuf va me plaire? Et bien les plats polonais sont délicieux. Des légumes, des épices, des soupes en tout genre et parfois atypiques. Ce fut un régal à chaque fois!

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Après une bonne nuit de sommeil, direction le bus pour « visiter » le camps d’Aushwitz-Birkenau. Je ne sais pas si le terme « visiter » est approprié pour cet endroit. J’ai surtout eu l’impression d’effectuer un « devoir de mémoire et de respect ». La visite fut éprouvante accentuée par la pluie. La guide, une petite femme d’une soixante d’années, fut passionnante mais aussi indispensable. Elle a su mettre les mots justes sur ce que l’on sait déjà à travers notre enseignement et notre culture, mais elle y a donné aussi une touche « plus humaine », et mis des visages sur tous ces chiffres d’Holocauste, ponctuant d’anecdotes sur le déroulement de la « vie » dans ce lieu. Malgré l’horreur de ce qui s’est déroulé dans cet endroit, les objets exposés et tant d’autres choses, qui sont dures à voir, entendre ou encore réalisé, il me semble nécessaire que chacun y aille un jour, pour « connaître » et « savoir ». J’avais essayé de trouver des articles sur des blogs, ou des témoignages sur la visite de ce camps. Maintenant je comprends pourquoi mes recherches se sont révélées assez faibles, il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur… Il faut y aller, pour essayer de comprendre, ce qui a pu se passer là-bas…

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Le vendredi, nous avons visité Cracovie. Une ville épargnée par la guerre, qui est charmante et centrée principalement sur un quartier historique.En toute honnêteté, je ne suis pas une fan de visites de vieilles pierres « qu’il faut absolument voir ». Je préfère crapahuté et m’empreigne de vie locale et de quartiers. Nous avons d’ailleurs découvert le quartier juif que le samedi midi avant de repartir sur Varsovie, et ce fut bien dommage! j’aurais aimé m’y aventurer un peu plus. Une prochaine fois! Par contre, la ville est très festive le soir. De nombreux bars dansants à divers thèmes. Nous avons bu quelques mojitos, au Carpe Diem: un bar ou les plateaux de verres sont posés sur des vieux moteurs de moto, et ou le dj mixe vieux rocks des années 60 au dernier titre des Daft Punk! Génial!

En fin de journée, nous sommes allé à la Mine de Sel. Je trainais un peu les pieds, m’attendant à voir des dunes sous terre, mais pas du tout! Quel à priori! Ce fut de loin, l’activité la plus intéressante: s’enfoncer à plus de 250 m§mètres sous terre et voir la magie des sculptures, des cathédrales, des pièces entières creusées et comprendre l’histoire des mineurs, ainsi que tous les phénomènes naturels qui s’y passe! Grandiose! Il me semble que l’entrée est d’environ 10 euros, un peu cher pour le pays, mais on y passe tellement un bon moment, que l’on ne le regrette pas! Et puis la remontée en vieille cage en bois, vaut aussi le coup! ^^ (nous n’avions pas le droit aux photos, d’ou l’unique ci dessous de cette visite, le lustre est fait en sel!)

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Le dimanche matin, nous avons vagabondé dans Varsovie: un réel coup de coeur. Une ville visitée trop rapidement le dernier jour entre une soirée bien festive, et un avion en fin d’après-midi malheureusement… J’ai quand même eu le temps de marché dans le vieux quartier, et j’ai adoré. Une architecture récente basée sur des photographies et anciens plans de la ville avant la Guerre. Il s’y dégage une ambiance détendue, les gens flânaient dans les rues en prenant le temps.

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Enfin, j’ai été agréablement surprise par le choix des vins sur place. La Pologne n’est pas connu pour ses grands vins (il n’y a pas de production, ou très peu!), et l’alcool régulièrement consommé par la population reste la vodka ou la bière aux nombreux parfums (délicieuse!) . Cependant, il y a de nombreux cavistes dans les centre-villes qui proposent des vins principalement Australiens, Chiliens, mais aussi de France. Je n’ai dégusté qu’un Bordeaux un soir à table, mais j’ai été sensible à l’engouement autour du produit par les Polonais. Une réelle éducation sensitive se met en place. Le vin reste un produit onéreux sur place, contrairement à d’autres alcools qui sont souvent moins chers qu’un pac d’eau, mais le marché est en développement et les polonais ont un réel engouement envers les bonnes bouteilles.

Photos: Emmanuelle Lafont / Margaux Souillard-Vitale